mercredi 18 juillet 2018
  • MARCHE_ETE_CLUNY_2018__-_1.jpg
  • CUO_MACON_AFFICHE_2018.jpg
  • SEQUANE_SENIOR_MACON_JUIN.jpg
  • ETE FRAPPE 2018 MACON PGM.jpg

TGI_MACON.jpg

Si aucun lien n'a été établit entre les attentats et cette terrifiante découverte, le contexte de la France fin 2015, était souligné par le minsitère public ce mercredi. Récit de l'audience qui a conduit deux prévenus à une condamnation sans équivoque.

 

Le 6 octobre 2015, la police procède à une vaste opération de perquisition à proximité du boulevard des États-Unis, à la recherche d'armes et de produits stupéfiants. Elle ne sera pas déçue : dans une cave d'immeuble, elle trouve un sac à dos militaire plein d'un arsenal de guerre. Fusil type Kalashnikov, révolver, pistolets semi-automatiques et automatiques, chargeurs, ainsi qu'un grand nombre de munitions seront saisis et examinés.

Les traces ADN sur les différentes armes conduisent les forces de l'ordre sur la piste de trois suspects qui fréquentaient régulièrement le propriétaire de la cave, qui sera mis hors de cause par l'enquête. Souffrant d'un trouble psychiatrique important, il devient vite clair pour les enquêteurs que cet homme n'avait aucune connaissance des objets qui étaient stockés dans sa cave.

 

Ce mercredi, seul un des trois suspects est paru devant le tribunal de grande instance de Mâcon, le deuxième étant actuellement recherché par la police, et le troisième ayant bénéficié d'un non-lieu en raisons de doutes.

 

Habillé en survêtement Nike, les cheveux brillants soigneusement plaqués sur la tête, ce jeune habitant du quartier, âgé de 23 ans, comparait devant le juge, sans avocat : « je ne me sens pas coupable car je n'ai rien à voir avec cette affaire ! » se défend-il.

 

Pourtant, les preuves sont là : ses traces ADN ont bel et bien été retrouvées sur un scotch qui emballait les munition et sur la gâchette d'un revolver marque Gomm Cogne, arme dangereuse classée catégorie C.

Mais cela s'explique, bien sûr, autrement. « On faisait une fête pour le 14 juillet, j'étais bourré et quelqu'un m'a mis ce revolver dans les mains » explique le jeune homme. Quant au scotch, « je me souviens en avoir touché une fois dans une voiture, mais je ne me souviens pas d'avoir emballé des munitions. » Quelle coïncidence que ces deux objets aient ensuite atterri dans le même sac, et dans la cave d'une personne qu'il fréquentait...

 

Si l'explication est peu convaincante, le deuxième suspect, qui brille par son absence, en donne une encore plus rocambolesque pour justifier ses traces ADN sur un pistolet de marque Colt. Lors de l'interrogatoire, il fait savoir les policiers qu'il était assis sur un banc un soir vers 18 heures lors du Ramadan, en 2013, quand il aperçoit un sac. Il s'approche et voit plusieurs armes qu'il touche mais qu'il ne s'approprie pas. Et ne juge pas nécessaire de signaler le sac à la police... Propos pas plus convainquant que celle du premier suspect.

« Vous trouvez ça normal d'avoir une arme en main le 14 juillet ? » interpelle le juge, s'adressant au prévenu à la barre. « Non, c'est extraordinaire » concède l'accusé.

« Vous ne vous êtes pas dit que tenir en main une arme représente une réelle gravité ? » insiste le juge. « Pour moi, c'était pas une arme » répond le jeune homme. Une réponse qui laisse pour le moins perplexe.

 

Bien que le tribunal fasse de son mieux pour établir le déroulement des faits, l'accusé n’amène aucun élément supplémentaire lors de l'instruction du dossier. « Comment expliquer vos traces ADN sur le revolver et le scotch ? C'est simple, vous connaissez leurs propriétaires... » déclare la procureure, persuadée que le jeune homme couvre les vrais trafiquants d'armes par peur de représailles.

« Avez-vous quelque chose à ajouter ? » lui demande le juge. « Vous savez bien que ce ne sont pas mes armes, donc à vous de voir » répond-il un peu fataliste mais ne souhaitant pas être associé au trafic d'armes.

 

Au final, peu importe qu'il soit propriétaire ou non de l'arme. Ses traces ADN recueillies sur celle-ci suffisent pour l'inculper pour détention d'arme non déclarée. « Vous étiez partie prenante dans un processus qui vous dépasse » ajoute la procureure qui demande une condamnation ferme pour ces faits qui se sont produits « dans un contexte particulièrement inquiétant ». En effet, un mois plus tard, la France sera en état de choc avec les attentats du 13 novembre.

 

Le tribunal tient compte de la demande de la procureure en condamnant le prévenu à 18 mois de prison dont six assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve pendant deux ans, et l'obligation de travailler, ainsi que l'interdiction de porter une arme.

Le deuxième prévenu quant à lui, a été condamné à deux ans de prison ferme, en son absence.

 

Delphine Noelke

 

TRIBUNAL DE MÂCON : Il propose une « grosse sucette » à une fille de huit ans en se masturbant devant elle

TGI_MACON.jpg
Ce lundi après-midi, un trentenaire comparaissait devant le tribunal de grande instance de Mâcon, en comparution immédiate, pour avoir, samedi 30 juin, demandé une fellation à une fille de huit ans.

AUTOROUTE A6 : Deux morts, dont une femme enceinte, ce dimanche matin à hauteur de Charnay

2MORT SUR A6 MACON.jpg
L’accident est survenu ce matin vers 7h dans le sens Paris-Lyon, à hauteur de la ZI Sud de Mâcon, sur la portion située sur la commune de Charnay. A VOIR AUSSI : Les explications du capitaine Millery en vidéo.

TRIBUNAL DE MÂCON : « J’étais un enfant de la rue »

PALAIS DE JUSTICE MACON - 1.jpg
Quand la vie ne fait pas de cadeau, s’en sortir relève du combat quotidien. C’est le cas pour ce jeune homme de 25 ans, A.K., qui comparaissait ce vendredi devant le tribunal de Mâcon pour des faits de vols, rébellion, et consommation de cannabis, le tout en récidive.

TRIBUNAL DE MACON : « Je vais t’enterrer vivante » gueule-t-il à sa femme, « je vais te saigner » à un gendarme

PALAIS DE JUSTICE MACON - 1.jpg
Que de misère sociale et morale en ce bas monde… Christian M., enfance flinguée par un père alcoolique qui l’emmenait dans les bars, abandonné à 13 ans, sombre à son tour dans les affres de l’alcool, à 13 ans !

MÂCON : 42 mains courantes déposées contre elle au commissariat en 13 mois !

L'histoire commence vendredi soir 18 mai quand L.M., femme de 37 ans, SDF de la rue de la Barre, une fille de deux ans placée dans une famille d'accueil, a une altercation en soirée avec un riverain. Elle tient des propos racistes et une rixe éclate. ACTUALISÉ : Le verdict du 11 juin

TRIBUNAL DE MÂCON : Il fracasse la tête d'un jeune homme un soir de fête

TGI_MACON.jpg
K.C., 30 ans, 16 mentions au casier judiciaire. Son avocat le compte en page – 5 en tout ! – retraçant le parcours d'un individu qui, manifestement, a du mal à gérer ses pulsions agressives...

TRIBUNAL DE MÂCON : Un "petit" arsenal trouvé dans une cave aux Saugeraies quelques temps avant les attentats du 13 novembre...

TGI_MACON.jpg
Si aucun lien n'a été établit entre les attentats et cette terrifiante découverte, le contexte de la France fin 2015, était souligné par le minsitère public ce mercredi. Récit de l'audience qui a conduit deux prévenus à une condamnation sans équivoque.

TRIBUNAL DE MACON - Violence conjugale : Il frappe et mord sa compagne devant ses enfants

violences-conjugales.jpeg
Le 18 mai en fin d'après-midi, alors que la famille rentre après quelques achats effectués à Décathlon, le père et la mère commencent à se disputer sur un sujet au demeurant fort banal : les grands travaux routiers en cours à proximité du magasin. Les choses ne font que commencer...

TRIBUNAL DE MACON : 28 secondes pour braquer Le Tabac des quais

TGI_MACON.jpg
Ils étaient cinq prévenus à comparaître ce lundi après-midi devant le tribunal correctionnel de Mâcon. Deux frères pour le braquage du Tabac des quais commis le 22 octobre 2016, trois pour complicité, extorsion et complicité d'extorsion d’un des braqueurs. Le procès a duré plus de 6 heures.