samedi 15 août 2020
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Si aucun lien n'a été établit entre les attentats et cette terrifiante découverte, le contexte de la France fin 2015, était souligné par le minsitère public ce mercredi. Récit de l'audience qui a conduit deux prévenus à une condamnation sans équivoque.

 

Le 6 octobre 2015, la police procède à une vaste opération de perquisition à proximité du boulevard des États-Unis, à la recherche d'armes et de produits stupéfiants. Elle ne sera pas déçue : dans une cave d'immeuble, elle trouve un sac à dos militaire plein d'un arsenal de guerre. Fusil type Kalashnikov, révolver, pistolets semi-automatiques et automatiques, chargeurs, ainsi qu'un grand nombre de munitions seront saisis et examinés.

Les traces ADN sur les différentes armes conduisent les forces de l'ordre sur la piste de trois suspects qui fréquentaient régulièrement le propriétaire de la cave, qui sera mis hors de cause par l'enquête. Souffrant d'un trouble psychiatrique important, il devient vite clair pour les enquêteurs que cet homme n'avait aucune connaissance des objets qui étaient stockés dans sa cave.

 

Ce mercredi, seul un des trois suspects est paru devant le tribunal de grande instance de Mâcon, le deuxième étant actuellement recherché par la police, et le troisième ayant bénéficié d'un non-lieu en raisons de doutes.

 

Habillé en survêtement Nike, les cheveux brillants soigneusement plaqués sur la tête, ce jeune habitant du quartier, âgé de 23 ans, comparait devant le juge, sans avocat : « je ne me sens pas coupable car je n'ai rien à voir avec cette affaire ! » se défend-il.

 

Pourtant, les preuves sont là : ses traces ADN ont bel et bien été retrouvées sur un scotch qui emballait les munition et sur la gâchette d'un revolver marque Gomm Cogne, arme dangereuse classée catégorie C.

Mais cela s'explique, bien sûr, autrement. « On faisait une fête pour le 14 juillet, j'étais bourré et quelqu'un m'a mis ce revolver dans les mains » explique le jeune homme. Quant au scotch, « je me souviens en avoir touché une fois dans une voiture, mais je ne me souviens pas d'avoir emballé des munitions. » Quelle coïncidence que ces deux objets aient ensuite atterri dans le même sac, et dans la cave d'une personne qu'il fréquentait...

 

Si l'explication est peu convaincante, le deuxième suspect, qui brille par son absence, en donne une encore plus rocambolesque pour justifier ses traces ADN sur un pistolet de marque Colt. Lors de l'interrogatoire, il fait savoir les policiers qu'il était assis sur un banc un soir vers 18 heures lors du Ramadan, en 2013, quand il aperçoit un sac. Il s'approche et voit plusieurs armes qu'il touche mais qu'il ne s'approprie pas. Et ne juge pas nécessaire de signaler le sac à la police... Propos pas plus convainquant que celle du premier suspect.

« Vous trouvez ça normal d'avoir une arme en main le 14 juillet ? » interpelle le juge, s'adressant au prévenu à la barre. « Non, c'est extraordinaire » concède l'accusé.

« Vous ne vous êtes pas dit que tenir en main une arme représente une réelle gravité ? » insiste le juge. « Pour moi, c'était pas une arme » répond le jeune homme. Une réponse qui laisse pour le moins perplexe.

 

Bien que le tribunal fasse de son mieux pour établir le déroulement des faits, l'accusé n’amène aucun élément supplémentaire lors de l'instruction du dossier. « Comment expliquer vos traces ADN sur le revolver et le scotch ? C'est simple, vous connaissez leurs propriétaires... » déclare la procureure, persuadée que le jeune homme couvre les vrais trafiquants d'armes par peur de représailles.

« Avez-vous quelque chose à ajouter ? » lui demande le juge. « Vous savez bien que ce ne sont pas mes armes, donc à vous de voir » répond-il un peu fataliste mais ne souhaitant pas être associé au trafic d'armes.

 

Au final, peu importe qu'il soit propriétaire ou non de l'arme. Ses traces ADN recueillies sur celle-ci suffisent pour l'inculper pour détention d'arme non déclarée. « Vous étiez partie prenante dans un processus qui vous dépasse » ajoute la procureure qui demande une condamnation ferme pour ces faits qui se sont produits « dans un contexte particulièrement inquiétant ». En effet, un mois plus tard, la France sera en état de choc avec les attentats du 13 novembre.

 

Le tribunal tient compte de la demande de la procureure en condamnant le prévenu à 18 mois de prison dont six assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve pendant deux ans, et l'obligation de travailler, ainsi que l'interdiction de porter une arme.

Le deuxième prévenu quant à lui, a été condamné à deux ans de prison ferme, en son absence.

 

Delphine Noelke

 

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