mercredi 19 décembre 2018
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Après l’intervention liminaire de Marie-Guite Dufay, après les explications du Directeur de l’Agence Régionale de Santé sur la philosophie du Plan Régional de Santé qui a été élaboré et mis à la discussion… 
Après les interventions des chefs de groupe, à savoir François Sauvadet pour la droite, Julien Odoul pour le Front National et Jérôme Durain pour le groupe socialiste, ce sont donc tous les élus qui le souhaitaient qui étaient invités à donner leur avis. 
Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ont dit ce qu’ils avaient sur le coeur. Sans doute parfois avec plus de passion qu’avec raison. Comme si les difficultés sanitaires de leurs territoires respectifs étaient apparues seulement les derniers mois, comme si pour certaines et certains ils avaient pratiqué la politique de l’autruche pendant des années, sans se l’avouer, ce qui pourrait s’apparenter à une forme d’autisme.

A.B.



Patrick Molinoz

(PRG Côte-d’Or)

«On est au niveau de l’autopsie»

«Nous ne sommes plus au niveau du diagnostic, mais de l’autopsie, quand on voit toutes les fermetures et la multiplication des déserts médicaux. Ceci n’est pas imputable au Gouvernement en place aujourd’hui. La T2A remonte à 2003. Ce PRS c’est de l’indigence avec des services d’urgence en péril. Chirurgie à H-24 et maternité cela ne peut pas être compatible. 
Il faut s’attaquer à la liberté d’installation. 
Ce PRS c’est aussi l’insincérité. Saulieu, Châtillon ont été affaiblis. Alors comment croire aux objectifs. Entre la promesse et l’ambition et ce que nous vivons sur les territoires, il y a de l’insincérité»

Alain Joyandet

(Opposition Haute-Saône)

«La seule urgence, ce sont les urgences»

«Derrière un haut fonctionnaire il y a des politiques. Ce sont les fonctionnaires qui viennent nous vendre les politiques. Monsieur Macron n’a pas fait de la santé une de ses priorités. Nous avons fusionné trois hôpitaux en Haute-Saône. Nous avons concentré tout ce qui pouvait l’être et nous avons déconcentré ce que l’on pouvait. On a réussi à sauver un hôpital dans un territoire rural. 
Vous êtes obligés de gérer la pénurie. On est à l’os dans nos hôpitaux, on ne peut pas aller plus loin. La direction de la santé a augmenté ses effectifs de 16% en cinq et nous on ne peut pas embaucher dans nos hôpitaux. Oui on peut concentrer, mais face à l’urgence, il faut un hôpital de proximité.
Il faut 15 millions d’euros pour avoir un nombre suffisant d’urgentistes en Bourgogne – Franche-Comté. C’est moins de 200 millions d’euros pour la France, sur un budget de plusieurs milliards. Avec les urgences ont résout la plupart des problèmes. La seule urgence, ce sont les urgences».

Emmanuelle Coint

(opposition Côte-d’Or)

«Comment interpréter les fermetures des unités de soin de longue durée»

«Pour la prévention et le dépistage périnatal, vous le déportez sur les médecines de villes. 
Nous n’avons aucune garantie sur le financement des contrats locaux de santé.
Vous n’avez pas mis un mot sur les mineurs non accompagnés, qui posent un problème de santé.
Sur l’accompagnement de la dépendance, comment interpréter les fermetures des unités de soin de longue durée, comme si elle s’arrêtait en entrant dans les EHPAD.
Vous n’actez aucune création de lit pédo-psychiatrique. 

Damien Cantin

 (FN)

«Les conditions d’accueil à la Chartreuse sont dignes du tiers monde»

«Le climat social à la Chartreuse est plus que tendu. Les conditions d’accueil des patients à la Chartreuse sont dignes des pays du tiers monde.
Tout le monde n’a pas la chance d’habiter Dijon ou Besançon. On nous parle d’amélioration, mais on régresse».

Gilles Platret

(Opposition Saône-et-Loire)

«Vous vous obstinez à refuser pour un service d'angioplastie à l'hôpital de Chalon»

«Depuis six mois, l'ARS est absente de tous les conseils de surveillance à Chalon. Quelle image donne-t-on quand l'ARS elle-même ne vient plus siéger.
Je veux revenir sur l'autorisation que vous vous obstinez à refuser pour un service d'angioplastie à l'hôpital de Chalon, qui irrigue tout le Nord de la Saône-et-Loire et une partie de la Bresse. Nous le réclamons à cor et à cri depuis que votre prédécesseur a reconnu le besoin de santé en matière de prise en charge cardiaque (à l'été 2016). Quelle est la valeur d'une décision administrative quand on la cache sciemment aux administrés en période électorale ? Il se trouve que sur le PRS, vous refusez de trancher cette question.
Vous avez reçu une contre-proposition de l'hôpital de Chalon : acceptez cette proposition et nous organiserons les conditions pour qu'elle soit légitimement renouvelée dans cinq ans.»

Jean-Claude Lagrange

(PS Saône-et-Loire)

«Un sentiment d’abandon»

«Je veux vous alerter sur la situation catastrophique de l’Hôpital de Montceau, avec l’annonce de la disparition de la chirurgie. La décision de l ARS vous ne l ignorez pas est une étape de plus du démantèlement d un hôpital de proximité qui couvre un bassin de 100 000habitants. Cette fermeture de la chirurgie s’ajoute à la fermeture depuis plusieurs années de services entiers, à la réduction du nombre de soignants, à la dégradation des locaux, avec comme seul justification les difficultés financières, comme  si un établissement public devait être rentable...
Je ne disserterais pas sur le sentiment d’abandon, de mépris qui remontent des territoires ruraux ,des villes petites et moyennes. La fermeture constante des services publics ne fait que le lit de ceux qui exploitent ce sentiment de déclassement.

La responsabilité sera lourde de ceux qui portent ces décisions dramatiques pour le développement et l’attractivité de nos territoires, mais c’est encore plus grave quand il s’agit de la santé et de la sécurité de nos concitoyens.
Pour revenir au dossier montcellien, quelle est votre stratégie finale pour le C.H. de Montceau ?
Demain faute d’hospitalisation, de consultations il y aura inévitablement une diminution des activités annexes comme la radiologie, les analyses. Ce jour là on saura nous expliquer au nom de la sacro-sainte rentabilité qu’il faut supprimer ces services et ce sera une étape de plus vers la disparition d’un établissement de santé de proximité.

Que vont devenir les services d’Urgences 24/24 ? Je suis d’accord avec Monsieur Joyandet quand il dit qu’il y a urgence.
Comment croire au maintien de ce dernier recours pour garantir la sécurité de nos habitants ?
Comment croire qu’un service de micro chirurgie pourra fonctionner avec un anesthésiste et un urgentiste de garde alors que vous venez de rappeler que nous manquons de spécialistes et qu’ils recherchent les établissements plus sécurisés ?
Alors qu on avance déjà une possible réduction horaire des urgences sur le créneau 8h-19h, Monsieur le directeur il faut arrêter les rumeurs et les peurs qu’elles entraînent ..
Que prévoyez vous pour maintenir les urgences 24/24 ?
Les montcelliens et leurs voisins attendent de votre part une réponse claire et précise».

Francine Chopard

(PRG Saône-et-Loire)

«Tout le monde n’est pas capable de faire 30 kilomètres»

«Sur le terrain ce ne sont pas des chiffres que nous soignons, ce sont des humains, des enfants, des hommes, des femmes. Tout le monde n’est pas capable de faire 30 kilomètres. 
En concentrant les moyens dans les grands centres, vous laissez à la marge des populations. 
Il faut aujourd’hui soigner et prévenir, pour dans dix ans dégager des économies pérennes. 
Oui à un budget ambitieux, mais non à des fermetures dans les hôpitaux de proximité.

Patrick Genre

(Opposition, Doubs)

«Il y a une absence totale de chiffrage»


«Il n'y a aucune soutenabilité financière du projet. Est-ce qu'on est face à de simples incantations ? Il y a une absence totale de chiffrage. Un des éléments majeurs est l'opposabilité et la prescriptibilité du PRS. Comment se projeter dans l'avenir quand on ne sait pas ce qui sera mis en place, quand, et avec quelles conséquences ?
Ce qui manque à ce PRS, c'est qu'il n'est pas forcément régionalisé pour tout.
Les groupements hospitaliers de territoire (GHT) sont un peu le socle de la nouvelle organisation territoriale de la santé. Vous me trouverez toujours face à vous pour en discuter car nous ne sommes pas d'accord avec cette vision du GHT qui hiérarchise et met sous tutelle les établissements entre eux. Les CHRU doivent avoir tous les moyens pour irriguer les établissements locaux.»

Sophie Montel

(Non-inscrits - Patriotes, Doubs)

«Plus vous cassez l'hôpital, plus les personnels en souffrent»


La cheffe de file des Patriotes a commencé par lister les fermetures de services et réductions d'effectifs, notamment à Montbard, Alise-Sainte-Reine, Saulieu, Vitteaux, Saint-Claude, Morey, Decise, Cosne-sur-Loire, Tonnerre, Avallon, Clamecy, Montceau-les-Mines, Gray, etc…
Puis elle s'est adressée directement au directeur de l'ARS : «M. Valls vous a replacé parce qu'il fallait le faire avant 2017. Vous êtes un haut fonctionnaire, pas un représentant des Français. Plus vous cassez l'hôpital, plus les personnels en souffrent.»

Sylvain Mathieu

(PS Nièvre)

«On refuse le statut d'hôpital isolé à Autun. C'est très discutable»

«Avec votre présentation, on a assisté à tout le talent de la technocratie française, avec l'art de ne pas nommer les choses.
Cosne-sur-Loire a fermé et aujourd'hui, il n'y a plus qu'une maternité dans la Nièvre, c'est Nevers. On a vu aussi la dégradation dans les Ehpad, à cause d'une logique comptable qui provoque une souffrance des personnels et donc des patients. Aujourd'hui, une fermeture est prévue d'une maternité entre Autun, Le Creusot et Montceau.
Autre sujet sur la maternité d'Autun : on lui refuse le statut d'hôpital isolé. C'est très discutable. Si la vitesse passe bien à 80 km/h, nous sommes sûr que l'hôpital d'Autun passera à plus de 45 minutes de temps de trajet de celui du Creusot. Il faudra donc prendre cette décision.»

Pierre Pribile

Diecteur de l'ARS

«La guerre de clochers entre cardiologues de Mâcon, Chalon et Dijon, est l'exemple même de ce qu'il ne faut pas faire»


«Je sais que les propos que vous avez tenus sont le reflet des préoccupations de nos concitoyens. Je passe beaucoup de temps sur le terrain, contrairement à ce que laissent penser certains propos, et j'entends ces préoccupations. Je veux que le PRS soit résolument une approche non pas défensive, mais bien une stratégie offensive.

Un grand nombre d'entre vous sont revenus sur les cas des petits services d'urgence (par leur activité). S'il suffisait de mettre des millions sur la table, ce serait fait. Le problème est humain. Les postes d'urgentistes sont ouverts.
(Protestation dans la salle, notamment de François Sauvadet, Jean-Philippe Lefevre et Sylvain Mathieu)

La solution consiste en la juste mobilisation des ressources humaines à l'échelle d'un département. Des solutions pragmatiques ont déjà été trouvées pour offrir un accès aux soins urgents. Il y aura toujours un accès 24h/24 à un médecin urgentiste. Mais il faut s'efforcer de trouver des solutions en tenant compte du besoin de les répartir sur l'ensemble des sites en fonction de leur fréquentation.

Sur le dossier relatif à la demande du plateau d'angioplastie à Chalon : cette guerre de tranchée entre cardiologues de Mâcon, Chalon et Dijon, est l'exemple même de ce qu'il ne faut pas faire. On ne peut se permettre le luxe de cette guerre de clochers, de cette perte de temps médical et d'énergie. L'idée qu'il faudrait construire des plateaux techniques pour attirer des médecins est fausse. Il existe une solution coopérative, mais avec l'ensemble des praticiens cardiologues de ces trois établissements. 
(Gilles Platret : «c'est une présentation tronquée de la réalité des choses»).

Sur l'hopital de Montceau, que de temps perdu. Il n'y a pas de hasard : les projets de coopération ont échoué. Ce n'est pas pour autant qu'il faut renoncer à donner un avenir à cet hôpital. Je le disais, en Saône-et-Loire, on a un plateau technique tous les 30km. Il ne s'agit pas de faire des choix sur les services qu'on propose mais sur la façon dont on les organise. 
(Gilles Platret : «mais c'est de la coopération forcée»).

Je viendrai sans doute devant vous rendre compte des inflexions après les décisions gouvernementales.
Tout repose sur la question des moyens financiers pour notre système de santé. C'est un sujet politique, qui fait d'ailleurs l'objet de débats au parlement. J'ai entendu dire que les moyens ne cessent de baisser. C'est faux, ils ne cesse d'augmenter. On peut avoir un débat pour savoir s'ils sont à la hauteur des besoins, mais ils augmentent.
Ce n'est pas rien, on parle d'une dépense de sécurité sociale de l'ordre de 200 milliards d'euros. La France mobilise plus de 11% de son PIB pour faire face aux dépenses de santé, un des plus gros taux au monde.

Marie-Guite Dufay

Présidente

«N'y aurait il pas matière à faire un moratoire ?»


«Il y a un fossé entre les analyses faites sur le terrain et celles que vous produisez, qui m'amène à demander : comment allons nous évoluer ensemble ? N'y aurait il pas matière à faire un moratoire sur les fermetures de services ? Comment allons nous travailler ensemble ? Il y a manifestement besoin d'un espace de dialogue qui ne fonctionne pas.

Alain BOLLERY et Nicolas RICHOFFER

 

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