mercredi 16 janvier 2019

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Ce fut un jour exceptionnel pour les juges du siège et du parquet que ce vendredi : ils passaient la journée en compagnie du maire de Mâcon Jean-Patrick Courtois et du député Benjamin Dirx. Inédit !

Raison de cette présence ? La volonté d’ouverture du tribunal aux élus pour leur faire découvrir la justice telle qu’elle est au quotidien, évoquer les préoccupations des professionnels de justice que sont les juges, les greffiers, les fonctionnaires de justice, et resserrer les liens. « Des liens qui sont, ici, à Mâcon, déjà forts. Je salue l’intérêt de ses messieurs pour notre mission, qui a toujours été important, concrétisé par un engagement total. Je remercie M. Le maire pour son aide et son soutien pour la maison de Justice et du droit notamment, située au parc de l’Abîme.

Je le dis aussi, pas une seule problématique qui n’ait été abordée et résolue, avec une rare intelligence. » Les mots dithyrambiques du président Mahrez Abassi ont clos cette journée d’accueil et de découverte. « La relation élus/magistrats, ici, ça marche ! » concluait le président lors d'une conférence de presse.

 

Il n’empêche, le message que les juges souhaitaient faire passer ce vendredi était celui de la détresse, couchée sur un Livre noir du ministère public (les parquetiers) en juin 2017. C’est en avançant ce livre que Karine Malara, procureure de la République, a évoqué le constat d’une souffrance : « Les juges du parquet n’y arrivent plus. 12 000 dossiers par an pour 4 procureurs, 1 procureur honoraire en vacation, et 3 assistants de justice 2 jours par semaine… Heureusement, à Mâcon, la relation avec les enquêteurs est très bonne, ce qui évidemment facilite notre travail, qui consiste d’abord à trier. L’enquête vient ensuite, elle est notre coeur de métier. A l’arrivée, c'est un millier de jugements qui sont rendus en correctionnelle, et un millier de décisions alternatives dans l'année. »

 

La démarche ne se limite pas au constat mais formule des propositions qui concentrent la priorité sur le statut des juges du parquet, aspirant finalement à être... des juges comme les autres, grâce à une réforme constitutionnelle qu'ils appellent de leurs voeux. « Il faut couper le cordon ombilical qui nous lie avec le ministère. Nous aspirons en effet à plus d’indépendance. »

Les juges du parquet de Mâcon ont demandé une inspection des services au ministère au mois de février pour « objectiver cette souffrance », selon l’expression de Karine Malara. Cette inspection sera réalisée au mois de septembre.

 

1 dossier toutes les 20 minutes

Les élus ont pu suivre dans la matinée des audiences à juge unique. 18 dossiers à traiter en 6h, soit 20 minutes par dossier. « Ce rythme est régulier. Nous avons en moyenne une vingtaine de dossier à traiter en 4 à 6h, ce qui réduit même parfois le temps de la décision à 15 minutes » précisait le président du tribunal. « Dans ces conditions, le doute, la fatigue et le burn out peuvent facilement survenir quand on a la misère humaine entre les mains. Le juge est un peu le médecin du droit. Mais il n’est pas à l’abris lui-même de tomber. »

 

Jean-Patrick Courtois et Benjamin Dirx attentifs et impliqués

Le caractère inédit de cette visite aura eu pour vertu (recherchée) de montrer la justice dans son fonctionnement quotidien. Pour le maire comme pour le parlementaire, l’expérience a été enrichissante. « Le palais de justice est une maison que l’on voit mais que l’on ne connaît pas » indiquait le maire de Mâcon. 

« Le nombre de dossiers traités est très impressionnant en effet. La Justice pour la Ville de Mâcon, ce sont des retombées économiques et politiques importantes, que je prends bien sûr en considération. Nous allons faire la cité judiciaire. Pour le reste, je laisse le loin au législateur de répondre. » Législateur qui a promis de travailler sur le bien-être au travail, le développement des TIC, et la création du lien au service de l'efficacité de la justice.    

 

Les juges compréhensifs du mouvement des avocats

En grève dans la semaine contre la réforme en préparation, les avocats ont trouvé la compréhension des juges : « Il n’était pas question pour nous d’aller à l’encontre d’un mouvement de protestation qu’on peut comprendre. Le principe a été simple : nous n’avons pas exprimé d’opposition aux demandes de renvois des avocats qui les exprimaient en les justifiant par la grève, sauf cas exceptionnels qui auraient porté préjudice aux victimes. »

 

Rodolphe Bretin

 

 Ça vient d'arriver !

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La galerie accueille jusqu'au 3 février une exposition des oeuvres de deux artistes, l'un travaillant le fer, l'autre la terre.

MÂCON : BGE et la couveuse d'entreprises Potentiel, partenaires de Locow coworking

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C'est autour de la galette traditionnelle que la réunion a été organisée, ce lundi 14 janvier après-midi, dans les locaux de locow coworking, rue Victor Hugo.

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La MJC de l'Héritan a accueilli, ce lundi, le journaliste indépendant, Belge, François Janne d'Othée dans le cadre de Planète Voyage, venu présenter son livre de chroniques « Jours tranquilles à Damas ».

EXPO : Duo de dames à la salle François Martin

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Jusqu’au 20 janvier, peintures et sculptures sont les deux facettes de cette exposition !

CLUNY - Voeux 2019 : Henri Boniau revient sur 2018 et évoque 2019

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