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Dans ce mois de mars, intitulé « Le mois des Drôles de Dames », le focus est porté sur la relation mère/fille. Une thématique abordée dans les deux spectacles présentées vendredi au théâtre de Mâcon par les compagnies Funrinkai et Li.

Le titre qui chapotait ces créations de danse contemporaine, « Inspiration Japon », était un clin d’œil au rapport fort entre mère et fille qui existe dans ce pays asiatique. Deux parties ont rythmé la soirée dans une configuration intimiste. En premier, au petit théâtre : mA, de la Cie. Funrinkai avec Satchie Noro et sa fille Yumi. Sur un tatami, elles combinent danse et arts martiaux (mais c’est très réducteur que de dire cela, tellement c’est plein de douceur et de grâce).

Satchie Noro vient de la danse et des arts du cirque. Elle aime beaucoup travailler avec les objets et voir comment un dialogue peut se construire à partir de cet objet et comment le corps développe tout un vocabulaire et trouve son équilibre en appui avec cet objet.

Yumi, quant à elle, vient aussi du cirque. Petite elle a fait de la danse classique, mais elle continue principalement avec l’Aïkido et le cirque. Dans ce spectacle, la roue est symbolique nous dira-t-elle, avec le déshabillage en milieu du spectacle, du passage de l’enfance à l’âge adulte. Cet agrès permet dans les disparitions et apparitions de marquer les passages d’expériences tout en bénéficiant de l’assurance de la présence maternelle. Avec le constructeur Silvain Ohl, la mère et sa fille ont imaginé, façon "rangements à la maison", une étagère à corps où elles puissent s’imbriquer dedans, d’avoir une sorte de jeu, de transformation d’objet qui se modifie au fur et à mesure de la relation.

Dans la première partie, Yumi exprime toute sa prise de liberté en quittant le cocon familial, mais la Maman s’accroche !... Le spectacle est soutenu par Diego Aguirré à la guitare et par le chant. 

En deuxième partie de la soirée, les Mâconnais ont pu assister à un spectacle signé par Camille Mutel qui travaille sur tout ce qui est en rapport avec le corps et le féminin. Rapport très sensuel avec le corps et la nudité dans l’univers japonais dont l’œuf est un élément symbolique… Tout un échange, une alchimie, entre le corps, le Japon et l’œuf sont développés dans ce spectacle ! 

Gilles Lalaque

 

 

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GO, GO, GO, Said the bird (photos: signées par Paolo Porto)

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