lundi 18 décembre 2017

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Contenus payants dans les jeux vidéo : Jeux de gains, jeux de vilains


A l’approche des fêtes de Noël, et alors que les pratiques des éditeurs de jeux vidéo relatives aux achats intégrés se multiplient ces derniers mois, l’UFC-Que Choisir met en garde les consommateurs contre ces dérives et demande à l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) de considérer les loteries payantes intégrées aux jeux vidéo comme des jeux d’argent, avec la régulation qui en découle.


Cherchant à monétiser toujours plus leurs jeux vidéo, leurs éditeurs tendent désormais à généraliser les achats de contenus à l’intérieur de jeux eux-mêmes déjà chèrement payés par les consommateurs (entre 50 € et 70 € à leur sortie). Si ces pratiques ont déjà plusieurs années, certains jeux sortis ces dernières semaines vont plus loin dans cette logique, soit en intégrant des achats avec gains aléatoires, soit en paramétrant le jeu de telle sorte que ces achats supplémentaires soient quasiment indispensables, le tout dans une opacité inacceptable vis-à-vis des acheteurs.

Les loteries payantes : le hasard provoque le désamour
L’une des grosses sorties de cette fin d’année, Star Wars Battlefront II, prévoyait un système de déblocage de contenus faisant appel au hasard à l’intérieur du jeu. En échange d’argent sonnant et trébuchant, les joueurs pourraient ainsi acquérir des bonus, notamment dans l’optique des modes multijoueurs via internet, sous la forme de coffres de butin (aussi appelés « loot boxes ») : le joueur paie pour un objet, sans savoir lequel à l’avance, et le gain est déterminé aléatoirement, après paiement. Si l’obtention d’un gain est systématique, la teneur de celui-ci est en revanche aléatoire.

Bien que l’éditeur Electronics Arts ait annoncé, sous la pression des joueurs, la désactivation temporaire de cette fonction, le problème de fond reste entier, d’autres l’appliquant. En effet, une référence à l’article L. 322-2 du Code de la sécurité intérieure met en évidence que les coffres de butin ont les caractéristiques des loteries, et qu’à ce titre leur strict encadrement est indispensable. En effet, il est inacceptable qu’un jeune public soit initié ainsi aux jeux de hasard, alors qu’il n’est plus à démontrer les méfaits de l’addiction qu’ils peuvent provoquer.

Payer pour gagner : sans transparence, ce n’est pas du jeu
Au-delà de cette logique de jeu d’argent, la généralisation des transactions payantes intégrées à des jeux déjà onéreux est en tant que telle problématique. Les éditeurs mettent en effet en place des mécaniques de jeux propices à la multiplication des achats intégrés, en créant volontairement de la frustration chez les joueurs qui souhaiteraient débloquer gratuitement ces bonus, au prix d’un nombre démesurément élevé d’heures de jeu.

Ceci est d’autant moins tolérable lorsque ces obstacles à une saine expérience de jeu ne sont pas connus des consommateurs avant l’achat. Or, ces jeux, qu’ils soient achetés en boîte ou en format dématérialisé, ne sont pas remboursables une fois qu’ils ont été commencés. Dès lors, les acheteurs qui se rendraient compte après l’achat que le jeu est déséquilibré pour pousser aux transactions intégrées se retrouveraient sans recours. Une information préalable sur la présence et l’ampleur de ces pratiques est donc indispensable.

Devant la progression non encadrée des transactions payantes dans les jeux vidéo, l’UFC-Que Choisir entend changer les règles du jeu pour permettre des achats éclairés, et dans cette optique :
- Saisit aujourd’hui l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) pour lui demander de considérer comme des jeux de hasard les jeux vidéo incluant des coffres de butin payants, ce qui aura notamment pour conséquence d’en interdire la vente aux mineurs ;
- Demande aux pouvoirs publics de rendre obligatoire une information avant l’achat (sur la boîte et les pages internet de vente) sur la présence de ces mécanismes (probabilités de gains pour les loteries, coût total des achats intégrés, etc...).

 

EXPRESSION POLITIQUE : "Jérusalem, Force doit rester au droit !"

Une manifestation pro-palestinienne aura lieu samedi à Mâcon

POLITIQUE : Laurent Wauquier élu président des Républicains

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Le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes a été élu haut la main dès le 1er tour avec près de 75% des voix. Les réactions de Marie Mercier et du MoDem 71.

POLITIQUE : Le Front de Gauche à l’heure du bilan mi-mandat

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macon-infos a rencontré Eve Comtet-Sorabella, conseillère municipale et communautaire, ainsi que son équipe militante d'appui pour faire un point sur son action à mi-mandat.

POLITIQUE - Conseil régional : «Dufay – Sauvadet – Montel», il fallait bien que ça pète un jour…

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Retour en 10 actes sur un épilogue fracassant, avec un reportage photos exclusif.

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On dit que les voyages forment la jeunesse. Ils peuvent aussi conduire à la formation d’un tsunami. Car c’est bien un tsunami qui s’est soulevé dans l’hémicycle de la communauté d’agglomération de Montbéliard, où le Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté tenait, ce vendredi, une session décentralisée.

POLITIQUE : Maël de Calan en réunion publique jeudi soir à Châtenoy le Royal

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Il est candidat à la présidence du parti Les Républicains.

POLITIQUE : Le Front de Gauche de Mâcon dénonce "des manquements sur les dossiers du chauffage urbain et de l'aménagement du centre-ville"

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POILITIQUE : Le député Benjamin Dirx défend la politique gouvernementale auprès des maires

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C'est par lettre adressée au maires et aux présidents d'intercommunalité que le député s'est adressé ce jeudi 2 novembre. macon-infos publie l'intégralité de ce courrier. Benjamin Dirx évoque les ordonnances renforçant le dialogue social dans les entreprises, la loi de finances 2018 etc.

TAFTA ET CETA : Un échange peu fructueux avec le député Benjamin Dirx pour le collectif stop TAFTA et CETA

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Ce lundi 23 octobre, une dizaine de membres du collectif Stop TAFTA et CETA sont allés à la rencontre du député Benjamin Dirx, à sa permanence pour débattre de ces accords de libre-échange.