mardi 17 juillet 2018
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« Je n'ai pas la solution à tous les problèmes, mais sur beaucoup de points, il n'y a même pas de discussion au sein du conseil municipal » a dénoncé Eve Comtet-Sorabella, conseillère municipale Front de Gauche au cours d'une conférence de presse.

Ces « problèmes », elle les voit surtout sur deux dossier : les chauffage urbain et l'aménagement du centre-ville

 

Un dossier "miné de surprises"

 

"Avec la mise en service de la nouvelle chaufferie, la Ville promettait une baisse de coût de 30% de quoi réjouir les habitants reliés au réseau de chauffage urbain qui, depuis des années, reçoivent des factures particulièrement salées. Sauf que, comme l'a d'ailleurs dénoncé Le Monde dans un article du 31 octobre, les habitants raccordés au chauffage urbain de Mâcon paient déjà deux fois plus cher que ceux qui sont équipés d’un chauffage central collectif classique. Que gagne t'ont donc avec 30% de moins ? À un chacun de faire le calcul..." a entamé l'élue. 

 

Et de poursuivre : « Ce que je déplore aujourd'hui, c'est l'annonce très tardive de la modification nécessaire d'une pièce d'installation » explique Eve Comtet-Sorabella. Les foyers reliés au chauffage urbain avaient reçu un courrier mi-août qui leur avait annoncé la nécessité de changer un filtre magnétique sur la chaudière de l'immeuble avant la saison de chauffe pour ne pas mettre en péril son bon fonctionnement.

Le coût ? 400 euros par foyer, « ça fait 4000 euros pour une copropriété de 10 appartements » fait-elle le calcul. Ayant interpellé l'adjoint à l'Urbanisme Gerard Colon lors du dernier conseil municipal, porteur du projet de la nouvelle chaufferie biomasse, celui-ci a répondu que les usagers auraient toujours « le choix » de changer ou non cette pièce. Une réponse que l'élue du Font de Gauche qualifie de « pas sincère ». « Effectivement, vue le risque d'embouer son système de chauffage et de risquer une surconsommation importante, le mot "choix" n'est peut-être pas tout à fait approprié. »

 

« Il faut aussi voir que nombre de chauffagistes n'ont pas envie de mettre la main dans des installations reliées au chauffage urbain » pointe encore Eve Comtet-Sorabella : « Tous les chauffagistes n'ont pas les compétences pour intervenir sur ces types de chaudières. Je pense que M Colon n'a pas mesuré l'environnement technique lors de cette annonce. Par contre, ENGIE Cofelys sont sans doute sur les chapeaux de roues pour intervenir... »

 

« Je m'interroge... pourquoi ne pas avoir averti les habitants plus tôt ? La nécessité de changer le filtre ne doit pas dater d'hier » dénonce-t-elle avant de relever d'autres « choses curieuses » dans ce dossier, comme la puissance souscrite qui est actuellement peu importante (ce qui permet de faire baisser les prix). « Or, on ne sait pas si cette puissance est assez importante pour chauffer convenablement l'ensemble du réseau. » Une augmentation de puissance entrainerait évidemment une augmentation des prix et les tarifs annoncés n'auraient été rien d'autre que des « prix d'appel ». 

 

Une vision du centre-ville diamétralement opposée

 

C'est décidé, la Ville a donné feu vert à la dérogation au repos dominical pour le 31 décembre. Dérogation accordée à la demande du magasin Auchan qui ne voulait rien céder à son concurrent Carrefour, qui lui avait reçu la dérogation de sa commune. « J'ai voté non. Nous ne sommes pas tous soit des consommateurs, soit des travailleurs. Cette dérogation favorise les grandes surfaces au détriment des commerçants indépendants du centre-ville, qui ne peuvent souvent pas se permettre d’ouvrir un dimanche » explique la conseillère d'opposition.

 

« La question du centre-ville n'est pas discutée au conseil municipal. Pourtant, ce n'est ni une question de gauche, ni une question de droite » fustige-t-elle, qui voit les commerces des zones commerciales favorisés par rapport aux boutiques du centre-ville.

Celle qui explique avoir une « réflexion différente », voit deux points de discussion peu abordés : l'environnement et le patrimoine : « Faut-il encore des voitures au centre-ville ? » s'interroge-t-elle. « Mâcon est une ville gallo-romaine. Il faut arrêter de vouloir faire entrer à tout prix les voitures. »

Sa proposition ? Favoriser la circulation douce telle que le vélo et les navettes, qui ne rentrent aujourd'hui pas au centre. « Depuis les 30 dernières années, rien n'a changé. Il faut oser faire une autre expérience. On nous dit qu'il faut des parkings au centre-ville pour animer les magasins', mais il y en a. La voiture est au centre-ville et ça ne fait pas mieux vivre le commerce pour autant. »

 

Pour « tenter autre chose », la conseillère et camarades militants du Front de Gauche ont quelques idées. « Pourquoi ne pas organiser un service de livraison qui amène ce qu'on a acheté en ville sur les parkings en dehors du centre ? Ce qui compte aujourd’hui, c'est de déconstruire les schémas » prône Eve Comtet-Sorabella.

 

« Puis la circulation n'est pas tout. Reste la question de la valorisation du patrimoine mâconnais, qui lui pourrait également amener du monde en ville. Aujourd'hui, la réflexion de la Ville porte avant tout sur « des espaces de consommation ». « Cette politique nous mène à une réflexion plus profonde, celle sur la nature-même de notre société. C'est quelque chose dont les élus se doivent de discuter. »

« Actuellement, le bilan concernant la mise en valeur du patrimoine est plutôt faible. La charité, construite au XVIIIème par le grand architecte Jacques-Germain Soufflot et symbole d'une vocation sociale a, par exemple été vendue pour en faire des appartements de standing au centre-ville. Une chance ratée pour Eve Comtet-Sorabella, qui aurait préféré en faire un lieu de culture, ouvert à tous les habitants de la ville. « Quel gâchis !... » se désole-t-elle.

 

La question du patrimoine est effectivement cruciale, non seulement pour l'animation du centre-ville, dans lequel on ne vient pas uniquement pour consommer, mais également pour le tourisme que la Ville a promis de développer. « Tout ce que les Mâconnais peuvent avoir, les touristes l'auront aussi » observe un autre militant. « Au fond, les touristes ne viennent pas pour visiter des boutiques mais pour découvrir le patrimoine d'une ville qui, dans le cas de Mâcon est riche de plus de 2000 ans d'histoire. Mais le patrimoine seul ne suffit pas, encore faut-il l'animer » constatent les membres du Front de Gauche unanimement.

Et de conclure sur ces mots d'ouverture : « Mais l'audace d'innover et de rompre les schémas construits pour sauver le centre-ville ne relève pas uniquement de la responsabilité des élus. Il faut aller plus loin. Pour avancer, on doit tous questionner nos habitudes. Pour avancer, il faut aussi une mise en question collective. » 

 

Delphine Noelke

 

 

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