lundi 18 décembre 2017

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Le maire de Mâcon, président de la Mâconnais-Beaujolais Agglomération, faisait sa rentrée politique ce jeudi soir à St-Jean-le-Priche. L’occasion de passer en revue les échecs de ces derniers mois, mais aussi de rappeler les projets qui l’animent.

Devant une salle comble, remplie d’élus et de militants, il lui fallait bien sûr revenir sur les échecs de la présidentielle et des législatives. Mais il est revenu encore plus loin, sur les primaires des partis politiques. Une erreur selon lui, contre laquelle avait déjà mis en garde, en son temps, Jacques Chirac. « Les primaires créent des séquelles, de la division. En cas de défaites, ces séquelles durent. Or, notre impératif aujourd’hui est de rester unis. »

Et de lancer un appel solennel à tous les militants : « Restez dans notre parti, restez unis, même si celui qui l’emporte n’est pas celui qui avait votre préférence. Nous devrons à l’avenir, comme disait Pasqua, après le temps des débats, chasser en meutes. Notre mission sera de garder nos positions, les grandes villes, le département. Car je vous le dis aussi avec force, nous serons le premier parti d’opposition dans ce pays. Vous pouvez constater vous même l’état dans lequel sont le PS et le FN. Quant à Mélenchon, c’est un gourou, fort sympathique, je le concède, qui fait passer un 1/4 d'heure agréable à la télévision. Mais politiquement, il ne tient pas la route. Il n’y a donc plus d’opposition, si ce n’est la nôtre. Et elle est nécessaire. »

Nécessaire pourquoi ? Jean-Patrick Courtois a donné la réponse ce soir : « nécessaire car ne vous y trompez pas, les difficultés économiques ne tarderont pas à s’aggraver pour nos collectivités. Le gouvernement a annoncé une baisse de 13 millards d’euros de dotations. Une ardoise qui représente en gros 50 euros par habitants. D’un autre côté, on nous ajoute des compétences, donc des charges supplémentaires pour les honorer. Je vous le dis ce soir, c’est la poursuite de la politique du président Hollande. Une telle baisse pour nos collectivités, c’est moins de travaux, moins de chantiers, et moins de travail pour les entreprises. »

« Macron et sa politique, c’est un décor de théâtre. La loi est une chose, si bonne soit-elle, quand les décrets d’application n’arrivent pas, rien ne se passe, rien ne change » a-t-il dit comme pour mieux mettre en garde celles et ceux qui se laisseraient séduire par la poudre au yeux.

Sur les prochaines municipales, Jean-Patrick Courtois n'a laissé entrevoir son engagement qu'avec une simple phrase : "je ne serai pas absent du débat"...

Optimiste pour Mâcon

« Mâcon la belle endormie, comme la décrivait un journaliste du Point il y a plusieurs années, et que nous avons réveillé, verra encore la force que nous mettons à la faire capitale de la Bourgogne du Sud. »

En bon maire, il a donc rappelé les grands chantiers de transformation de la ville qu’il compte encore mener à terme, évoquant l’extension du tribunal, pour laquelle il attend simplement le feu vert du ministère ; la politique des quartiers ; la poursuite de la réfection des places avec, notamment, le grand projet de transformation de l’ancien Grand bazar, en centre-ville, en bâtiment commercial et de logements ; la politique de stationnement en lien avec les navettes, pour lesquelles il souhaite voir la fréquence doubler ; le projet Soufflot et ses 90 logements : « le désamiantage est prévu au mois de mai 2018. Le projet devrait aboutir en 2020. » ; l’adhésion au pôle métropolitain lyonnais, « une chance pour nous, de nous tourner vers l’agglomération lyonnaise une bonne fois pour toute. »

Autre annonce, applaudie celle-ci, l’arrivée à l'espace entreprises de Mâcon-Loché, sur un terrain de 3 hectares, d’une entreprise de logistique alimentaire et, avec elle, la création d’une centaine d’emplois dans les deux ans.

Pour le plan local encore, il s'est dit très fier d'être président de la nouvelle agglomération. "On nous avait prédit des tas de problèmes, et bien je crois que mes collègues seront d'accord avec moi pour dire qu'il n'y en pas. Tout ce passe plutôt très bien."   

Le cas des migrants et celui des SDF en centre ville

A l’évocation du chantier de l’îlot Monniers, forcément, chacun avait en tête le grand problème des migrants installés sur le parking du même nom. Jean-Patrick Courtois renvoyait avec fermeté la responsabilité de la situation au préfet : « Oui, je le redis, la sécurité des Mâconnais est avant tout une responsabilité de l’Etat. Les migrants sont sans droit ni titre et devraient être reçus quand ils arrivent dans les cinq jours à la préfecture. Figurez-vous que la circulaire n’a pas été bien lue car à la préfecture de Mâcon, ces gens doivent attendre cinq mois. On les laisse donc s’installer et l’on prend le risque de les sédentariser dans un bidon ville. J’avais prévenu l’ancien préfet de ce qui pouvait advenir. Le résultat est, hélas, à la hauteur de mes craintes. »

Pour ce qui concerne les SDF, le maire a rappelé qu’il avait pris un arrêté en son temps. « Malheureusement, le PS a porté l’affaire devant le tribunal et a obtenu gain de cause, ce dont je me doutais bien. Résultat, il faut que j’en prenne un autre, plus souple, et qui n’aura peut-être pas l’effet attendu. »

Rodolphe BRETIN

 

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En présence d'André Accary, président du Conseil départemental, et de Gilles Platret, maire de Chalon-sur-Saône

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