lundi 21 mai 2018
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Cela fait maintenant 52 jours que Benjamin Dirx a remporté avec 57,29% des voix la victoire dans la 1ère circonscription de Saône-et-Loire contre Jean-Patrick Courtois. Depuis, le député n'a pas chômé. Rencontre.

 

Constamment partagé entre Paris et sa circonscription, il dit travailler entre 16 et 18 heures par jour, 7 jours sur 7 pour que « ça avance ». Et cet engagement paie : « L'Assemblée n'a encore jamais voté autant de lois en un mois et demi » se réjouit celui qui lors de sa campagne s'est dit animé par « la volonté de cohérence pour la France et la circonscription ».

 

En tant qu'ancien chef d'entreprise, Benjamin Dirx est habitué à un rythme de travail soutenu. Peu de sommeil, déplacements fréquents, débats sans fin à l'Assemblée, tout cela n'a pas l'air d'avoir freiné l'enthousiasme du député fraîchement élu. « Je dois être partout en même temps, dans l'hémicycle et sur le terrain, voter des lois nationales sans pour autant oublier ma circonscription. » Comme pour nombre de ses 309 collègues de LREM à l'Assemblée, c'est son premier mandat politique. Mais est-il pour autant un « novice » ? Pour Benjamin Dirx, la réponse est non. « Je n'aime pas ce mot. En tant que chef d'entreprise je me suis constamment intéressé à la politique et travaillé avec des élus. » Donc rien de nouveau sur le fond. 

 

Des « jeux d'opposition » à l'Assemblée

 

Ce qui est nouveau en revanche, c'est la forme : « A l'Assemblée, on découvre les jeux d'opposition qui stérilisent le débat. L'opposition cherche à mettre en difficulté le gouvernement en faisant blocage pour que les Français disent que ça n'avance pas », s'agace-t-il. « Pourtant, l'opposition est entendue, le débat sur la loi travail a tout de même duré 38 heures. Je suis pour un débat avec l'opposition, mais pas pour un débat stérile. La discussion sur la réserve parlementaire par exemple, a donné lieu à un nombre incalculable d'amendements qui ont freiné l'avancement du débat, tout comme le débat sur l'indemnité de frais de mandat (IRFM) a duré 4 heures. Pourtant, c'est tout ce qu'il y a de plus normal de demander aux élus de justifier leurs frais. »

 

Benjamin Dirx se dit de temps à autres « frustré » par la lenteur du processus politique. « On donne déjà le maximum pour que les choses avancent pour les Français. C'est ce qu'ils attendent de nous, et c'est ce que l'on fait. On peut être fier d'avoir voté autant de textes en aussi peu de temps, notamment en ce qui concerne la réforme du code du travail et la loi sur la moralisation de la vie politique. » 

 

L'arrivée au pouvoir de la République en Marche, une « mini-révolution »

 

Mais tout le monde ne partage pas l'enthousiasme pour les marcheurs de Benjamin Dirx, qui estime que l'arrivée du mouvement au pouvoir a été une « mini-révolution ». En effet, certains militants de la République en Marche déplorent une absence de démocratie et un fonctionnement vertical au sein du mouvement. Cette trentaine de marcheurs, réunie dans le collectif Démocratie en Marche ! était même allée jusqu'à saisir le tribunal de grande instance de Créteil mi-juillet pour demander l'annulation du vote des statuts pour un vice de forme afin de bloquer la mutation du mouvement en parti politique. Pour Dirx, cette poignée de personnes est « aigrie » du fait de ne pas avoir eu de poste. « Il faut laisser du temps au départ pour que les choses se mettent en place. La démocratie existe au sein du mouvement. D'ailleurs, il construit sa politique sur ce qu'il observe sur le terrain et nous n'allons pas nous en détacher pour perpétuer les erreurs des anciens grands partis. » 

 

Un programme ambitieux pour la rentrée

 

Pour la rentrée, le député a déjà sa feuille de route : baisser les charges, supprimer la taxe d'habitation, réformer pour gagner en pouvoir d'achat, inverser la courbe du chômage. Ce n'est pas le boulot qui manque avec ce programme chargé et ambitieux. « Je crois dans le principe libérer-protéger. Il faut simplifier le travail et donner aux entreprises le droit à l'erreur. L'administration doit par exemple conseiller les entreprises et leur donner des délais raisonnables pour revenir dans les clous. »

Aujourd'hui, il donne priorité au maintien du déficit budgétaire comme l'exige l'Union Européenne, « on n'avancera de tout manière pas sans elle ». Le projet de loi de finances représentera à partir d'octobre « le plus gros du travail de fin d'année ».

 

Là où certains voient dans la politique macronienne, qui allie consolidation budgétaire à la baisse de la fiscalité, la volonté de favoriser les plus riches*, Benjamin Dirx veut relativiser : « Ça fait qu'un mois et demi que nous avons entamé notre travail. Le côté social va arriver, sinon je ne serais pas là. Concernant l'ISF** par exemple, aucune mesure a été votée pour l'instant ». Des coups budgétaires comme la réduction des APL dès le 1er octobre sont selon lui nécessaires, mais non pas sans trouver un équilibre entre économies et investissements. « Aujourd'hui encore, on subi le budget qui n'a pas été tenu auparavant. » 

 

Ne pas perdre le contact avec le terrain

 

Actuellement, Benjamin Dirx occupe une place au sein de la commission des affaires étrangères ainsi que dans la commission des affaires européennes, qui exerce un contrôle sur les activités européennes du Gouvernement et où il sera, entre autres, question des travailleurs détachés dès la rentrée. Il ne négligera pas pour autant son travail sur le terrain. « Malgré mes obligations diverses à l'Assemblée, je continuerai de tourner sur l'ensemble de la circonscription. Ma permanence rue Sigorgne à Mâcon ouvrira dès septembre » assure-t-il.

 

Comment voit-il son avenir ? « Pour l'instant je ne sais pas comment les choses vont se passer, mais je n'ai pas l'ambition de faire carrière en tant que politicien. J'ai la chance d'avoir bien gagné ma vie jusqu'ici et je me suis toujours dit qu'ensuite, j'aimerais œuvrer pour les autres. » C'est donc cette chance qu'il saisit avec son élection, probablement le début d'un long voyage vers des horizons inconnus.

 

* Voir l'évaluation du programme présidentiel par l'OFCE, publié le 12 juillet 2017, à lire sur http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/pbrief/2017/pbrief25.pdf

 

** Emmanuel Macron avait annoncé transformer dès l’an prochain l'ISF en impôt sur la fortune immobilière (IFI), ce qui va faire sortir les actifs mobiliers (actions, obligations, etc.) de l’assiette imposable

 

Delphine Noelke

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