dimanche 31 mai 2020
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Le premier mois de gouvernement d’Édouard Philippe nous donne un sérieux aperçu de la politique qu’il veut mener pendant les cinq prochaines années : casse du code du travail, répression, racisme… Un mois, c’est déjà trop !

Les sondages en vue des élections législatives semblent donner des ailes à Macron et à son gouvernement. Certes, la posture de Macron en "Monsieur Propre" de la politique est démolie par le nouveau feuilleton de scandales autour des tripatouillages de Richard Ferrand. Ce Ministre de la cohésion des territoires avait initié le ralliement de membres du Parti socialiste, dont il était militant depuis 18 ans, dès la mise en route du mouvement de Macron, En marche !, en avril 2016.

A défaut de tenir ses engagements en matière de moralisation de la vie politique, Macron est bien décidé à tenir ceux pris auprès du patronat. Des engagements sur le fond et sur les délais exigés par les grands patrons. Les informations données par la presse sont révélatrices.

De mal en pis

Les négociations d'entreprise concerneraient le contrat et la durée de travail, la santé et la sécurité, les salaires et l’emploi, les motifs de licenciement, le recours au CDD. La « sécurisation juridique des licenciements » pour les patrons serait complétée par le plafonnement des indemnités prud’homales, la réduction des délais de recours ainsi que la « simplification » des procédures collectives.

Pour éviter tout blocage, la possibilité du recours aux référendum d'entreprise serait facilitée, y compris à l'initiative de l’employeur.

La fusion des institutions représentatives du personnel réduirait encore les moyens de défense des salariéEs même et surtout en matière de santé et de sécurité du travail. Le rôle des organisations syndicales serait encore un peu plus altéré et même beaucoup plus altéré....

Dialoguer ou attendre…

Malheureusement l’attitude des directions des organisations syndicales ne fait que renforcer la détermination du gouvernement. Sur le plafonnement des indemnités patronales, la CFDT et même FO admettent la possibilité de négocier. La mise au rencart du compte pénibilité, n’est même plus une « ligne rouge » pour la CFDT.

Des rencontres avec EmmanuelMacron et Edouard Philippe, les responsables syndicaux semblaient n’avoir retenu que le « bon climat », « la franchise des échanges » et la possibilité de gratter une semaine de plus de dialogue social, soit six à huit semaines… en plein été !

Pour la CGT, la radicalité du discours de refus des réformes annoncées est rendue bien inconsistante par la modestie des propositions de mobilisations avec comme principale perspective immédiate de « peser sur les élections législatives ou leurs candidats comme on a pu le faire aux présidentielles et cela tout en restant dans nos prérogatives syndicales ».

 

Élections fantômes

Les élections législatives semblent devoir conforter le gouvernement. Il est important de voter pour les candidatEs du NPA et, en règle générale quand le NPA n’est pas présent comme c'est le cas en Saône et Loire, pour les candidat(e)s de gauche les mieux à même d'assurer la défense inconditionnelle des intérêts de tous les salariés, français et étrangers, des plus démunis, de tous les exclus (du logement, du travail, de la santé, de la formation et de toutes les solidarités).

Mais surtout, face à l’offensive du gouvernement il devient de plus en plus urgent de marquer un coup d’arrêt, avant les congés par une mobilisation unitaire, massive, un premier pas vers une confrontation incontournable. Dès le 19 juin, des mobilisations sont prévues, par le Front social ou la CGT. Manifester dès la fin des élections législatives, c’est la meilleure façon de dire dès maintenant qu’un mois de Macron, ça suffit !

"La révolution par les urnes" prônée et déclamée par certains représentants de la gauche radicale n'est qu'un mirage. Un pis-aller électoraliste pour détourner les forces vives, les énergies populaires et militantes, des ripostes de masse, des grands mouvements sociaux, indispensables pour résister, nous défendre des attaques violentes et perfides des élites économiques et politiques.

Prenons nos affaires en main !

Jean-Guy Trintignac NPA 71

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