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Au cours d’une conférence de presse dans son local de campagne, Gérard VOISIN, candidat à l’élection législative pour la 1ère circonscription de Saône-et-Loire a présenté sa colistière, Valérie LAURENT, et a justifié sa candidature, en présence du sénateur Jean-Paul EMORINE.

Résidant à Charnay-lès-Mâcon, Valérie LAURENT est née à Mâcon il y a 55 ans. Elle a grandi à Leynes dans une famille de viticulteurs. Après un DEUG de lettres et un BTS d’assistante de direction bilingue anglais, elle a d’abord travaillé dans un cabinet juridique et comptable pour ensuite travailler pendant 15 ans dans une banque privée internationale à Paris. Revenue pour des raisons personnelles dans sa région natale, elle travaille depuis 10 ans dans des mairies ; elle assure actuellement le secrétariat polyvalent à la mairie de Lugny. Elle se définit elle-même comme « une femme du territoire mâconnais », sensibilisée très jeune par ses parents sur les valeurs du collectif et du respect de la nature.

Son engagement auprès de Gérard VOISIN se justifie d’abord par son bilan politique que ce soit à l’échelon local ou à l’échelon national. « Gérard est quelqu’un qui a façonné Charnay (…), [qui] a favorisé l’accueil de structures pour handicapés et pour personnes âgées (…), [qui] a beaucoup travaillé pour promouvoir l’agriculture et la vini-viticulture, [qui] a défendu et créé le Grand Site (…), [et qui] a défendu l’écotaxe qui aurait pu faire gagner des milliards à la France. »

Selon Gérard VOISIN, sa candidature n’est une surprise pour personne : « Ma candidature est déclarée depuis 2012 [année des dernières législatives – NDLR]. Je la confirme aujourd’hui, après une longue préparation ».

Il juge sa candidature plus légitime que celle de Jean-Patrick COURTOIS, qualifié de  « prétendant improbable et en cumuls aujourd’hui interdits [qui s’est lui-même] disqualifié en 2012 en faisant perdre le siège de la droite et du centre (…) aux profits usurpés de M. Thévenoud, ex-socialiste ». [J.P. COURTOIS avait soutenu la candidature de Christine ROBIN face à M. VOISIN – NDLR]. Il affirme en outre tenir sa légitimité d’un score honorable lors des dernières législatives (45,87 % au second tour), malgré l’adversité de son propre camp, et par le soutien de parlementaires, « dont le sénateur EMORINE ou le député de l’Ain Michel VOISIN ».

Surtout, Gérard VOISIN se présente comme le « candidat de la moralisation de la vie publique », face à des adversaires selon lui « discrédités ». Dans son allocution, Jean-Paul EMORINE ira dans le même sens en rappelant les différentes affaires qui ont secoué l’espace politique du Mâconnais-Clunisois ces dernières années :

  • la déclaration d’inéligibilité pour une durée d’un an de J.P. COURTOIS par le Conseil Constitutionnel « qui l’a déclaré démissionnaire d’office pour son mandat de sénateur »,
  • la destitution de Yoann CHARLOT, « ancien premier adjoint de Jean-Patrick COURTOIS, (…) de ses mandats de conseiller municipal et de conseiller communautaire », prononcée par le Conseil d’Etat,
  • la condamnation « pour prise illégale d’intérêt en qualité de personne chargée d’une mission de service public » de Claude PATARD, « ancien adjoint aux finances de la ville [de Mâcon] et président de la CAMVAL »,
  • et la condamnation « par le tribunal correctionnel de Paris à un an de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité, pour fraude fiscale » de Thomas THEVENOUD.

 

« Compétence et probité, connaissance de la circonscription, du fonctionnement des collectivités locales et de la vie parlementaire française, de la complexité européenne par ma vice-présidence de la Commission Européenne à l’Assemblée Nationale, voilà ma candidature rapidement exprimée », ajoutera Gérard VOISIN avant de lister les grandes thématiques de son programme. « Notre programme vous sera proposé pendant ces quelques semaines de campagne. Particulièrement par un passage dans toutes les communes de la circonscription ».

Interrogé sur la candidature de Jean-Patrick COURTOIS qui a lancé sa campagne cette semaine, Gérard VOISIN affirme aimer « le combat politique, (…) le débat politique, (…) et la réussite politique ». « ça va surement bouillonner. Je n’ai pas peur du débat. Retrouver M. COURTOIS pour un débat en tête à tête, ce n’est pas pour me déplaire ».

Concernant l’investiture LR qu’il n’a pas obtenue, Gérard VOISIN déclare avoir « fait acte de candidature, soutenu par le sénateur EMORINE. » Selon lui, le choix de Jean-Patrick COURTOIS par la CNI (Commission Nationale d’Investiture) est contradictoire avec le principe de non-cumul des mandats et avec les attentes des Français pour des élus exempts de condamnation à une peine d’inéligibilité.

Enfin, à la question de son positionnement par rapport au nouveau Président de la République, Gérard VOISIN répond qu’il avait cru percevoir le retour d’une sensibilité de centre-droit proche de ses propres aspirations, mais qu’il assiste actuellement à « un retour galopant de Macron vers la gauche ». Il affirme néanmoins que s’il est élu député, il ne fera pas d’obstruction systématique aux projets du gouvernement, qu’il ne sera pas un député-godillot votant selon les consignes du parti.

David D.

Photo d'accueil : Gérard Voisin et sa suppléante, Valérie LAURENT