Monsieur P. a 54 ans et s’est fait interpeller au volant jeudi. Il comparaissait ce vendredi au tribunal de Mâcon. Alcool dans le sang, pas de permis de conduire, 15 mentions à son casier. Bien, bien, bien. Mais tout n’est pas plié, car Monsieur P. a deux enfants qui ont été placés en foyer, et qui voient leur père aux vacances, selon un droit de visite et d’hébergement fixé par le juge des enfants de Mâcon. La mère est défaillante, ils n’ont plus que leur père. Monsieur P. ne travaille plus et perçoit le RSA. Le rapport du SPIP mentionne que « Monsieur P. reconnait ne pas vraiment chercher de travail. » C’est là un point inacceptable.

« Le RSA se monte à combien pour vous, Monsieur ?

- Environ 450 €.

- Et le RSA, c’est suffisant ?

- Ben, non.

- Et pourquoi ça ne durerait pas ? Vous avez l’intention de travailler avant l’âge de la retraite ? »

 

Deux enfants placés, mesure éducative, l’alcool, le vol, l’alcool : et pourquoi ça ne durerait pas ?

En attendant de, peut-être, comprendre un peu mieux les choses, Monsieur P. est placé sous contrôle judiciaire. Il pourra recevoir ses enfants si toutefois il pointe au commissariat chaque semaine, et s’il commence des soins dès maintenant. Sur ce point, il se montre très résolu, il affirme le vouloir.

Il sera jugé le 27 avril prochain.

 

Florence St-Arroman