mercredi 24 mai 2017
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Jeudi 13 avril, le public est venu nombreux au au MJC Héritan pour la conférence « Immigration : Les mémoires dangereuses » de l'historien Benjamin Stora.

Il est historien, professeur à l'université Paris-XIII et à l'Institut national des langues et civilisations orientales, inspecteur général de l'Education nationale. Spécialiste de l'histoire et de la guerre d'Algérie, de l'histoire du Maghreb ainsi que de l'Empire colonial français et de l'immigration en France, il préside le Conseil d'orientation de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration.

 

« L'immigration fait partie de l'histoire de France », dit en substance Benjamin Stora. La fin du XIXe siècle voit arriver le premier grand flux migratoire. Depuis, le pays s'est construit avec les vagues migratoires successives : italienne, espagnole, portugaise, polonaise, post-coloniale - chacune apportant dans ses bagages sa culture, ses traditions, ses mémoires. Parmi toutes ces différentes migrations, le conférencier s'est penché plus longuement sur l'immigration maghrébine, et particulièrement l'immigration algérienne avant la Première Guerre mondiale. Elle s'est poursuivie tout au long du XXe siècle, notamment après la guerre d'Algérie.

 

Une immigration « singulière »

 

Aux yeux de l'historien, cette immigration se révèle « singulière » parce qu'elle est issue de la colonisation. Or, cette période cruciale a été occultée, alors que le passé colonial et l'immigration font indissociablement partie de la mémoire collective française. « L'Algérie n'était pas une colonie comme les autres », rappelle Benjamin Stora. « La colonisation a apporté la France, mais par effraction et par violence. L'histoire coloniale est une histoire conflictuelle très dure qui s'étend sur plusieurs générations. »

 

Mal connue, mal expliquée, mal comprise, cette histoire a forgé « des mémoires contradictoires entre ceux qui la vivent comme un paradis perdu et ceux qui en ont une vision anti-coloniale, des mémoires construites sur la séparation favorisant d'un côté le nationalisme français, de l'autre la montée d'une identité communautaire ». Des mémoires antagonistes, et donc des mémoires dangereuses.

Pourtant, la « proximité » entre les deux pays était réelle et ancienne, créant des liens forts, favorisant un métissage culturel, notamment par le biais de la langue française.

 

Mais à la décolonisation, harkis, pieds-noirs, anciens soldats reconvertis colons et anciens colonisés qui ont rejoint la France ont été oubliés, laissés pour compte. Un sentiment d'abandon s'est installé dans leurs esprits. La relation dominants-dominés s'est perpétuée sur le sol français, ravivant des blessures mal cicatrisées, alimentant amertume et ressentiment, qui se sont transmis de génération en génération, faisant émerger un imaginaire nostalgique basé sur la notion de retour aux origines.

Après la « proximité » qui avait construit des passerelles entre les deux rives de la Méditerranée, « l'éloignement » idéologique que l'on constate aujourd'hui paraît d'autant plus paradoxal. Pour Benjamin Stora, afin de résorber cette fracture, il faut connaître et comprendre son passé et celui des autres, l'enseigner dans les écoles et les universités pour « dépasser les discours nationalistes, car ils sont porteurs de séparation. »

 

L'immigration aujourd'hui

 

Depuis quelques années, l'Europe vit dans un courant migratoire d'une ampleur sans précédent depuis la Deuxième Guerre mondiale. L'arrivée massive (plusieurs millions) de personnes en provenance des pays du sud de la Méditerranée représente un événement historique considérable. Certains ont voulu établir un distinguo entre le « bon migrant », réfugié politique, et le « mauvais migrant », réfugié économique, sans chercher les causes profondes qui ont poussé les exilés sur les routes.

 

D'une part, les crises économiques et climatiques ont durablement appauvri les populations des contrées du Sud. D'autre part, analyse Benjamin Stora, « les révolutions arabes, porteuses de démocratie, ont tourné au désastre politique. La réinstallation de régimes autoritaires, la montée en puissance de l'islam politique ont abouti à l'effondrement des nations. Des millions de personnes ont bougé, soit à l'intérieur de leur pays, soit à l'extérieur. »

L'immigration s'est mondialisée. En France, l'accueil des migrants est au cœur de débats d'autant plus vifs en ces temps de période électorale.

 

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Depuis, une de ces familles envisage sérieusement de s'installer définitivement à Tramayes.

 

R.A.

 

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