jeudi 25 avril 2019

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Hier après-midi, un jeune homme de 24 ans a été condamné à deux ans de prison avec 6 mois de sursis pour vol de voiture et fuite dimanche dernier.

Il était venu à Mâcon vendredi depuis Auxerre pour rejoindre sa fiancée. Cela devra attendre encore un petit moment...

Depuis dimanche soir son partenaire se trouve en prison et après sa condamnation en comparution immédiate hier, il y restera les prochains 18 mois pour un acte qu'il a qualifié hier devant le juge comme « connerie ».

 

Il vole une Dacia Sandero pour « rigoler »

 

Après une soirée arrosée au bar « Le Baroque », il titube le dimanche matin dans les rues de Mâcon, accompagné d'un ami. Quand il voit, vers 7h20, une Dacia Sandero, rue Jules Colin, appartenant à un livreur de journaux s'étant absenté quelques secondes en laissant le moteur tourner, il saisit sa chance et vole le véhicule. Son ami essaie de le dissuader, mais sans succès. Il part avec la voiture, « pour rigoler », comme il avoue au juge qui, lui, ne trouve pas cela drôle du tout. Le prévenu avait probablement un taux d'alcool important dans le sang, puisqu'il indique avoir bu une bouteille de Whisky à lui seul. Il explique au tribunal que « l'alcool avait pris le dessus » au moment des faits.

 

Le criminel revient toujours sur le lieu du crime...

 

Une voisine, qui observe la scène depuis sa fenêtre appelle de suite la police. Une matinée animée pour cette dame, car le spectacle en bas de son immeuble ne s'arrête pas là. Une dizaine de minutes plus tard, la Dacia Sandero revient, son ami a enfin pu persuader le prévenu de rendre le véhicule. Une décision d'autant plus sage que celui-ci a déjà été condamné à plusieurs reprises pour des faits similaires et se trouve donc en état de récidive.

Manque de chance, la police arrive au même moment que lui sur le lieu du crime. Il « panique » et prend la fuite malgré les avertissements des policiers, dont un qui arrive à se positionner en face du véhicule en criant « Halte, police ou je tire ! » Mais le conducteur ne s'arrête pas, bien au contraire, le policier témoigne que le véhicule a même accéléré : « Le véhicule m'a foncé dessus », témoigne-t-il.

Le propriétaire du véhicule qui, lui aussi a observé la scène, témoigne que le jeune homme aurait « roulé comme un fou ». Le policier va donc faire usage de son arme – pour la première fois en 15 ans de service – et tirer sur la jante de la Dacia. Celle-ci ne s'arrête pas pour autant et le policier peut se sauver à la dernière seconde. Le véhicule est retrouvé vide dans la matinée sur un parking. « Il a eu peur pour sa vie », insiste son avocate qui demande pour son client un dédommagement pour préjudice moral.

 

Criminel désinvolte ou victime de son immaturité ?

 

A ce point, le procès se focalise exclusivement sur ce dernier épisode. La procureure qualifie ce comportement de « fait gravissime » commis par une personne « immature et désinvolte » qu'elle veut voir derrière les barreaux pendant trois ans. Le prévenu quant à lui, affirme à plusieurs reprises ne pas avoir vu l'agent dans sa trajectoire, ni avoir entendu ses avertissements - en raison de quoi l'avocate du policier commente sarcastiquement : « il doit avoir des problèmes de vue et  d'audition. »

« On est quand-même là pour un vol de voiture ! » attaque l'avocate du prévenu qui voudrait que ce dossier soit « relativisé » et qui voit dans son client surtout une victime : « On en fait toute une montagne ! » déplore-t-elle. Une victime de sa propre immaturité, « en même temps, il n'a que 24 ans », rappelle-t-elle, mais également une victime de sa phobie contre la police. Son client aurait vécu plusieurs mauvais épisodes avec les forces de l'ordre en raison de sa nationalité marocaine explique-t-elle devant le juge, et insinue, ce faisant, que celui-ci aurait été l'objet de discrimination en tant que ressortissant d'un pays arabe.

Elle se dit « choquée » par les trois ans de prison réquis par la procureure : « tout ça pour un vol de voiture », et critique la procureure qui n'aurait retenu aucun point en faveur du prévenu. Celui-ci s'est tout de même résolu à rendre le véhicule au moment de l'arrivée des forces de l'ordre et, plus encore, s'est livré lui-même le soir au commissariat après avoir réfléchi sur ses actes. Quant au policier, « il faut lui expliquer qu'on ne met pas sa vie en danger pour un simple vol de voiture ».

 

Il part directement à Varennes-le-Grand

 

Elle demande donc au tribunal de ne pas tomber dans la logique du « tout carceral » et de plutôt favoriser une peine de travaux d'intérêt général. Une demande que le juge n'aura pas entendue car il condamne le jeune homme à deux ans de prison dont six mois assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve pendant deux ans et l'obligation de travailler et de payer la somme de 1996,90 € au propriétaire du véhicule pour les dommages causés et 1500€ au policier pour préjudice moral.

En détention provisoire depuis dimanche, il repart directement à Varennes-le-Grand pour purger sa peine.

 

Delphine Noelke

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