vendredi 26 avril 2019

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« Sept jours d'incapacité totale de travail (ITT), c'est pas tous les jours qu'on voit des violences conjugales aussi importantes » justifie la procureure de la République l'intervention rapide de la justice.

72 heures après les faits, un jeune homme a été présenté en comparution immédiate ce vendredi. 

Des violences physiques et morales répétées

 

Lundi matin, une dispute éclate entre les deux conjoints, qui dégénère très vite en violences. Il est question de coups, de griffures, de cheveux tirés et de strangulation.

La victime s'est présentée aujourd'hui avec de multiples hématomes et une minerve devant la juge. Au cours du procès, on comprend que cet épisode de violences n'a pas été le premier dans l'histoire du couple qui s'est pacsé il y a trois ans et qui élève ensemble une petite fille d'un an. La victime a évoqué des violences antérieures qui n'étaient d'ailleurs pas toujours exclusivement physiques. « Il m'a souvent rabaissée, après ma grossesse il m'a fait beaucoup de réflexions sur mon physique » a-t-elle témoigné devant la juge aujourd'hui.

 

Un homme malade ou manipulateur

 

L'accusé lui, s'est positionné tout au long du procès en tant qu'homme malade qui souffrirait de pertes de contrôle et – surtout - de mémoire – notamment en ce qui concerne l'épisode violent évoqué cet après-midi devant la justice. En effet, on a l'impression que le prévenu souffre d'une amnésie totale concernant ses actes quand on entend à répétitions des « d'après ce que j'ai entendu, j'aurais ... » Est-ce que son état psychique est la source des ses pertes de contrôle ? L'expertise psychiatrique pourtant ne lui atteste aucune pathologie clinique, et lui préconise plutôt de travailler sur la relation du couple pour résoudre ses problèmes. Des personnes dans son entourage le décrivent comme "manipulateur".

« Je dois admettre que j'ai un problème, je ne comprends pas ce qui s'est passé » dit-il en pleur. Cela n'attendris pas la juge pour autant, qui déplore que le prévenu se cacherait derrière des problèmes psychologiques au lieu de porter la responsabilité de ses actes. « Vous n'allez pas au bout de vos explications » l'accuse également la procureure, « vous êtes au stade 1 de la reconnaissance, il faut encore faire beaucoup de travail sur vous-même ».

 

12 mois de prison avec sursis

 

Compte tenu de la journée de la femme mercredi dernier, l'avocate de la défense tient à rappeler que « tous les jours des femmes meurent sous les coups de leurs hommes ». « Il ne faut pas banaliser ces faits » avertit également la procureure, qui réclame une peine de prison qui lui semble nécessaire pour marquer les choses. L'avocate de la défense, elle, souligne l'ironie de l'accusé jugé aujourd'hui par un tribunal exclusivement féminin. « Il est trop tôt pour une prise de conscience » défent-elle son client, qui aurait besoin de se reconstruire, « chose incompatible une peine de prison ».

L'accusé sera finalement condamné à 12 mois de prison assortie d'un sursis avec mise à l'épreuve, une obligation de soins psychiatriques et une interdiction de contacter la victime où de séjourner en Saône-et-Loire.

Un nouveau procès est prévu pour fixer le montant de l'indemnisation de la victime.

Delphine Noelke

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