samedi 20 juillet 2019
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Cet équipement, envisagé dans la prairie de Replonges en vue des Jeux Olympiques de 2024 (JO 2024) est prévu sur une zone Natura 2000.


La section mâconnaise d’Europe
Écologie Les Verts (EELV) et l’association citoyenne « Bien Vivre à Replonges » ont convié la presse ce vendredi après-midi pour développer leurs arguments en défaveur de ce projet.

Selon Henri Grenard (EELV Mâcon), « il s’agit d’un projet ancien qui resurgit du fait des JO 2024. C’est une belle opportunité pour les Régates mâconnaises qui pourraient ainsi décrocher l’agrément pour les compétitions internationales séniors. Le bassin d’aviron serait accompagné de parkings, d’axes routiers. Sans conteste, ce serait un bel outil sportif, mais cette installation est prévue dans une zone Natura 2000... En effet, la prairie de Replonges est classée « zone humide » et dispose d’un biotope exceptionnel en termes de faunes et de flores. De plus, cette prairie contient les nappes phréatiques de secours du Mâconnais. »


Les dangers écologiques

Le naturaliste Joseph Berthaud a également donné son point de vue, qui est de dire que « ce site est d’une grande richesse. Natura 2000 intervient régulièrement pour le comptage des espèces. 30 % de la population des oiseaux a déjà disparu et on continue comme si de rien n’était. Les élus ne semblent pas être freinés par ces considérations... La prairie replongearde contient des biotopes particuliers que les Mâconnais ne connaissent pas forcément. Le bassin d’aviron actuel pourrait déjà faire l’objet d’une meilleure valorisation ! »


Les ressources en eau

Selon ces écologistes, « la rive gauche constitue la nappe phréatique de secours du Mâconnais. » Les puits de captage sont actuellement situés sur Sancé. L’Agence Régionale de Santé (ARS) a lancé une alerte en avril 2018 pour assurer la pérennité de l’alimentation en eau. « En cette période de sécheresse probablement amenée à se répéter dans les prochaines années, il conviendra de trouver des solutions pour conforter l’alimentation locale en eau » expliquent ces militants.

« Cette prairie est régulièrement inondée (Ndlr : les printemps notamment). Les infrastructures pourraient alors subir des dégâts ou tout au moins des salissures » ajoutent-ils.


Pour l’instant, seule une étude préliminaire de faisabilité est programmée. D’un coût de 100 000 euros, elle sera financée à hauteur de 50 % par la Communauté de communes « Bresse et Saône » (Ain), l’autre moitié sera à la charge de MBA.


Éric Bernet