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Grâce au dispositif Garantie Jeunes de Mâcon, porté par le Pôle Mission Locale de l’AILE Sud Bourgogne, c’est plus de 100 jeunes, répartis en petits groupes de 10, qui, après avoir été sélectionné par un jury, sur des critères de dossier, motivation et volontariat d’engagement sur le long terme, partent pour un premier stage de 4 semaines, et un suivi d’un an.

 

De Christine Robin, Présidente de l’AILE Sud Bourgogne (Association pour l’insertion, le logement et l’emploi en Sud Bourgogne), en passant par François Préau, responsable du Pôle Mission Locale, et Christine Charles, Directrice Générale AILE Sud Bourgogne qui porte le PLIE, La Mission Locale et le CLLAJ sur le périmètre d’intervention : Mâcon-Cluny-Tournus. Sans oublier les conseillères qui, comme Fatima Dakdak, font un travail irremplaçable au sein des groupes de jeunes et qui était accompagné par trois jeunes, Madi Soilihi Echat, Jonathan Palingre et Joey Frappier.

L’objectif de cette réunion, était de faire le point sur les actions menées, notamment, sur les thèmes de la sécurité routière et de la prévention des conduites addictives : alcool, drogues, mais aussi : jeux vidéo (synonymes d’isolement) portables, Etc.

Le regroupement de tous les moyens disponibles au sein d’un même lieu permet de répondre, au mieux, à l’exigence d’immédiateté dont font preuve les jeunes d’aujourd’hui. Pour ce faire, ce n’est pas moins de de 25 véhicules sont à Mâcon dont certains sont utilisables sans permis et trois « scooters » qui sont à l’antenne de Tournus.

Christine Robin :

« …Cette action produit des résultats complètement positifs. L’État a l’intention d’amplifier le nombre de jeunes qui entrent dans le dispositif et de le développer. Nous nous préparons pour être en capacité de répondre à cette sollicitation. Ce dispositif permet surtout d’avoir des parcours et des actions individualisés. Le jeune n’est pas dans une masse, il est accompagné, sur du long terme (1 an) qui permet de structurer les parcours du plus large en termes d’évaluation, au plus pointu dont la finalité est la recherche et le « décrochage » d’un JOB afin d’accéder, enfin, à l’autonomie convoitée…

Un certain nombre d’actions sont mises en œuvre pour trouver les « freins » à l’emploi chez la personne, notamment au niveau des addictions en général qui sont un handicap certain dans la recherche et l’obtention d’un travail. Un nouvel axe de lutte sera mis en place : l’addiction aux jeux vidéo. Les freins à l’emploi sont très nombreux et ne relèvent pas tous de la même stratégie, de la même action. Il faut les évaluer, certains les cumulent. C’est compliqué.

C’est la force du dispositif Garantie Jeunes de pouvoir faire un diagnostic individualisé précis, et de mettre en place, rapidement, des réponses.

Il y a une forme « d’agilité » dans le dispositif, d’individualisation, qui est plus efficace que ce que l’on a pu connaître dans le passé… ».

Des partenaires efficaces

L’état représenté par Jean-Louis Copin, Directeur des sécurités au Cabinet du Préfet de Saône-et-Loire, assure un soutien financier au travers de la Mission interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives (MILDECA) et avec le Plan départemental d’Actions de Sécurité routière.

« Cette action fait partie d’un tout, dira J.L. Copin. Dont l’objectif est d’amener le jeune à l’emploi. Effectivement, la mobilité est un premier pas. L’addictologie en est un autre, ne serait-ce que pour éviter de perdre son permis (quel qu’il soit) afin de rester « employable » ce qui est très important. Tout est en tout. Il ne faut pas parcelliser les choses. Le comportement d’un soir peut avoir de graves conséquences sur la vie future. C’est pour cela que nous avons financé cette action en particulier au niveau de MILDECA. Ce qui permet au jeune de reprendre confiance, d’avoir un permis, d’avoir une perspective d’avenir au-delà du milieu familial, de l’environnement local, de l’ère mâconnaise. Actuellement, c’est une trentaine de projets qui ont été financés sur le fonds MILDECA ».

François Préau rappelle, d’autre part : « …que l’action « sécurité routière » est importante, car elle touche des enjeux vitaux, car il ne faut pas oublier qu’il y a 30% des tués sur la route qui sont des jeunes, dont 20 à 25% sont liés à des problèmes d’alcool ou de stupéfiants. N’oublions pas non plus les accidents liés à l’utilisation des deux roues, où la protection individuelle n’a rien à voir avec les véhicules… »

Cette formation est dispensée, depuis trois déjà, par Amar Djebabra et Thibault Munier qui viennent de resigner (avec beaucoup de plaisir) une convention de trois ans !

Du côté des addictions, les stagiaires peuvent compter sur Gilbert Dutruge, responsable à la Fédération Alcool Assistance (malades) et Norbert Richard, qui prend en charge l’entourage, les familles. L’ANPAA (association nationale de prévention en alcoologie et addictologie) est également partie prenante dans cette lutte.

Complémentairement, tout un système de « Parrains », une trentaine, vient étoffer fort pertinemment toutes ces actions.

La Direction Départementale des Territoires, naturellement partenaire de ces actions, était représentée par Christophe Brunel, chef de service Circulation et Sécurité routière.

À ce niveau, le problème de l’emploi est un problème global d’environnement de la personne. Les échanges ont fait ressortir que le « mal-être » conduit aux addictions, au repliement, au manque de confiance en soi et en la société.

C’est tout l’objet de ce programme qui a pour ambition, rien de moins, que de changer la vie des jeunes en difficulté, pour les guider vers un emploi, vers l’autonomie.

Gilles Lalaque

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Joey Frappier, Jonathan Palingre, Madi Soilihi Echat, Fatima Dakdak

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De gauche à droite sur la photo : François Préau, Jean-Louis Copin, Christophe Brunel

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Christine Robin