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Un rapport était à l’ordre du jour ce jeudi soir au conseil communautaire de la MBA : la politique de desserte des RPI (regroupements pédagogiques intercommunaux).

C’est une phrase (deux pour être tout à fait précis) qui a suscité la réaction de certains conseillers communautaires de gauche. Cette phrase du rapport n°10 porte sur le transport collectif des élèves à la pause méridienne. On lit : « MBA financera 100% du coût du transport scolaire sur la base d’un aller-retour par jour en période scolaire et d’école à école (…) » Et plus loin : « ce n’est qu’à partir de janvier 2018 que les communes ou leur groupement devront organiser et financer le transport du temps médirien. »

Très vite quelques élus de gauche ont élevé la voix pour signifier leur désapprobation. Eve Comtet Sorabella (élue FdG à Mâcon) a été la 1ere à le faire en annonçant tout de suite la couleur : « Il faut inclure le transport scolaire à la pause méridienne, sinon je ne voterai pas ce rapport. » Patrick Monin, maire d’Azé, lui emboitait le pas, suivi par d’autres : « Les gens nous le demandent très simplement, « ça sert à quoi la MBA ? » En effet, si ce sont les communes qui sont obligées de prendre en charge le transport scolaire à la pause méridienne, il leur en coûtera quelque 16 000 euros alors que ce service pourrait très bien être pris en charge par l’Agglomération. Comment va-t-on faire ? Envisager qu’il n’y ai plus de service ? Et bien vous en porterez la responsabilité. Et je vous enverrai les familles pour leur donner l’explication. La vérité est que vous voulez doubler les navettes gratuites à Mâcon, alors il vous faut trouver des économies…»

Le rapporteur, Georges Lascroux, répondait : « Sachez qu’on travaille sur un service optimal avec Transdev depuis plusieurs semaines. Il faut un peu de temps quand même, car la situation était hétérogène. Nous avons créé par exemple un arrêt à Varennes-les-Mâcon. Croyez-moi, on étudie les demandes. Tout sera opérationnel en janvier.

Pour le transport des élèves à la pause méridienne, je vous rappelle qu’il ne s’agit pas de transport scolaire, nous n’avons pas la compétence. »

« Sauf pour les RPI ! » contestait le maire de Chasselas Christian Petit, lui-même maire d'une commune en RPI.

 

Le rapport a finalement été mis au vote, recueillant 49 voix pour, 15 contres et 7 abstentions.

A la suite du débat, Patrick Monin ne comptait pas en rester là sur ce dossier. Affaire à suivre.  

Rodolphe BRETIN