jeudi 22 août 2019

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Voilà une histoire qui a fait sourire la salle d'audience hier après-midi, à l’exception de la victime qui souffre depuis presqu'un an et demi d'une relation extrêmement conflictuelle avec son voisin d'immeuble, qui ne cesse d'avoir un comportement déplacé à son égard.

Elle porte plainte parce que son voisin lui a volé une culotte.

L'accusé ne s'est pas présenté devant le juge hier.

Dans la nuit du 23 novembre, elle et ses enfants sont en train de dormir quand elle est réveillée par un bruit vers 4h du matin. Terrorisée, elle se lève et prend son voisin en flagrant délit, il est en train de fouiller dans son tiroir de sous-vêtements. Elle lui donne un coup sur le tête et il se sauve, mais ne manque pas d'emporter avec lui une de ses culottes.

Elle voit rouge « Avant il était déjà pénible, mais je passais au dessus » se confit-elle au juge. Ne voyant plus d'autre solution, elle porte plainte et effectivement, lors d'une perquisition, l'objet délicat est retrouvé chez l'accusé.

Il confond la culotte avec un mouchoir.

On l'interroge pour savoir ce que faisait cette culotte chez lui.

Le soir concerné il serait rentré tard après avoir bu un peu trop de rosé chez des amis. « Je confirme être rentré chez elle, mais je me suis trompé de porte » se défend-t-il. Celle-ci aurait été « entre-ouverte » fait qui est d'ailleurs contesté par sa voisine. « Après je cherchais ma chambre…Je me disais bien que je n'étais pas chez moi ».

Et pourquoi avoir pris la culotte alors ? « Je pensais que c'était un mouchoir ». Une histoire peu crédible pour le tribunal, d'autant plus que les deux appartements ne se trouvent ni au même étage, ni sur le même côté du couloir.

Et la chicane continue...

Mais l'affaire ne s'arrête pas là.

Il aurait ensuite étalé des pétales de fleurs dans sa cave, l'avocate de la plaignante de remarquer : « Ce n'est pas du romantisme, c'est de l'obsession », et vandalisé sa voiture à plusieurs reprises suite aux démarches juridiques qu'elle a entrepris.

On comprend que cette femme vit un véritable calvaire avec son voisin. Un certificat médical atteste d'un « état de stress aiguë » et de « l'anxiété » suite au viol de sa sphère privée. Et en effet, cette femme donne l'impression d'être très souffrante. « Ce n'est plus de la plaisanterie » rappelle son avocate. Un avis qui est partagé par le juge qui condamne son voisin à un mois de prison avec sursis.

Une peine qui s'appliquera dès que son comportement déraillera à nouveau.

Une piètre consolation pour la concernée, qui elle, aurait voulu obtenir une interdiction totale pour son voisin de rentrer en contact avec elle. Le procès est fini mais la peur reste.

Elle se confie au juge « Quand je rentrerai chez moi tout à l'heure, j'aurai peur ».

Ne reste peut-être qu'une option pour mettre définitivement fin à sa souffrance : le déménagement...

Delphine Nölke